Le secteur de la construction est en plein essor au Qatar avec la planification de nouveaux projets de grande envergure qui seront principalement réalisés par des compagnies étrangères:
Le nouvel aéroport de Doha (NDIA)
Le Qatar a vocation, à partir de 2008, de devenir le deuxième pôle régional aéronautique après Dubaï grâce au développement de la flotte et du trafic international de Qatar Airways et à la construction d’un nouvel aéroport international à Doha (24 millions de passagers en 2009).
ETAT D’AVANCEMENT DU PROJET
L’aéroport international existant à Doha, a commencé son extension pour l’accueil de plus de 3000 passagers supplémentaires par jour à l’occasion des Jeux Asiatiques de décembre 2006.
Actuellement, il reçoit 4.2 millions de passagers par an, dont 90% sont en transit.
Le nouvel aéroport sera 3 fois plus grand que l'actuel aéroport.
Après la réalisation de la phase 1 du nouvel aéroport et de la fermeture de l’ancien (fin 2009), le NDIA (New Doha International Airport) pourra accueillir 24 millions de passagers. A la fin des travaux en 2015, ce sont 50 millions de passagers qui pourront transiter annuellement.
Le client est le New Doha International Airport Steering Committee (NDIASC), présidé par M. Mohamed Abdul Kareem Al MEER.
Qatar Airways va déplacer son siège, ses filiales (catering, duty free shop) et son centre de formation du personnel navigant dans l’enceinte du NDIA.
L’aéroport actuel sera progressivement désaffecté.
La société américaine Bechtel, installée à Doha, a réalisé le masterplan et remporté le contrat EPCM (Engineering Procurement & Construction Management) en 2003. 14% a été sous-traité à ADPI (Aéroport de Paris International).
La société Aéroport de Paris (ADPI), également installée à Doha, participe à la réalisation des bâtiments généraux, comme le terminal de l’Emir, et les principaux hangars.
La société HOK (Etats Unis) est l’architecte pour le terminal passager. La gestion du futur aéroport relèvera à la fois de Qatar Airways et de la Direction de l’Aviation Civile, le Ministère de l’Intérieur prendra en charge les aspects relatifs à la sécurité.
LES DIFFERENTES PHASES DE REALISATION DU NDIA
PHASE 1
Echéance : fin 2009
Accueil des gros porteurs A380
1,9 milliard d’euros
Plateforme de 22km² dont la moitié est gagnée sur la mer
2 pistes parallèles de 4,250 km 4,850 km
Terminal de 3 étages : 140 000 m² dont 25 000m² d’espaces commerciaux
3 échangeurs routiers entre Doha et le NDIA
1 terminal cargo de 750 000 tonnes par an
1 hangar pour A340
PHASE 2
16 passerelles supplémentaires
Ajout de 219 000 m²
Monorail de déplacement de passagers
1 hôtel de luxe de plus de 100 chambres
PHASE 3
Echéance : 2015
3,94 milliards d’euros
Extension de la surface totale à 416 000 M²
Infrastructures supplémentaires de service et de maintenance
Ultérieurement, le secteur privé Qatarien sera amené à développer l’environnement commercial de l’aéroport avec la construction d’hôtels et de centres commerciaux.
Pour plus d’information : www.ndiaproject.com
Article rédigé par Tiffany Cavé
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Aspire tower
Pour ceux présents à Doha lors des Jeux Asiatiques la Sport City Tower, récemment rebaptisée ASPIRE Tower, est un icône bien connu.
Elle abrita pendant les Jeux Asiatiques l'un des flambeaux qui était localisé au haut de la tour et fut opérationnelle pour la durée des Jeux.
Après les jeux et mise hors service du flambeau, les travaux d’aménagement intérieurs ont repris pendant 11 mois. La Tour devrait un jour abriter un Hôtel 5 étoiles de 168 chambres.
L’hôtel comprendra également un restaurant panoramique et tournant afin de profiter d’une vue de 360° sur Doha tout en mangeant, un Top Bar et un Health Club inclus une piscine en aplomb de la façade située à 100m du sol.
La structure de la tour comprend un noyau cylindrique en béton arme et différent planchers en béton prenant support sur une charpente en acier. Chaque satellite a sa propre façade en aluminium et verre qui l’isole du bruit, du climat extérieure et limite l’espace intérieur. Quand à l’enveloppe extérieure elle comprend une deuxième structure en acier sur laquelle sont tendues des mailles en acier inoxydable. L’enveloppe extérieure n’a comme seule fonction que de lui donner sa forme définitive.
La tour est d’une hauteur totale de 318m.
Le Projet fut réalise en Design & Build par l’Association momentanée MIDMAC-SIX CONSTRUCT. La phase 1 (structure/enveloppe extérieure/flambeau) aura duré 19 mois incluant la phase étude et la phase 2 (travaux électromécaniques et architecturaux) fut terminée fin Novembre 2007.
Article rédigé par Pierre Sironval |
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The Pearl – Qatar
Située à 20km de l’aéroport International de Doha, The Pearl est une île artificielle d’une valeur de 2,5 milliards de Dollars couvrant 400 hectares gagnés sur la mer et qui a été développée par United Development Company (UDC), le plus grand actionnariat du secteur privé qatarien.
Le projet sera réalisé en quatre phases dont l’achèvement est prévu pour 2010 et qui comprendront des quartiers résidentiels, trois hôtels cinq étoiles, trois marinas pouvant contenir chacune plus de 750 bateaux et un peu moins de deux millions de mètres carrés d’espace destiné aux boutiques, restaurants et espaces récréatifs.
Construite au large de West Bay Lagoon, l’île The Pearl offre une véritable retraite aisément accessible par route à grande circulation.
Le premier et le plus grand quartier dont la construction est en cours, est le Porto Arabia, du nom de sa marina. Il comprendra une vingtaine de tours à appartements et penthouse de haut standing ainsi que d’élégantes maisons. L’île au centre de cette marina accueillera l’hôtel Four Seasons le tout dans un style méditerranéen contemporain. De nombreuses boutiques, restaurants, cafés et promenades (2,5 km de voie pédestre) sont également prévus sur cette île.
La seconde marina, Viva Bahriya, comprendra quant à elle 29 immeubles et sera achevée fin 2009. Des appartements et maisons de style marocain seront également disponibles ainsi que des hôtels, restaurants, promenades, etc.…
Le troisième quartier, Costa Malaz, est un ensemble de villas individuelles donnant toutes sur une marina.
Aux abords de ces quartiers, seront construites des tours, des villas donnant sur des plages privées.
Et enfin, le quartier de Isola Dana Pearl islands qui, comme sont nom l’indique, sont des îles indépendantes et isolées du reste des marinas et habitations pour respecter l’intimité de ses occupants. Sur ces îles seront construites de somptueuses villas.
Il est encore possible d’acquérir des appartements (avec ou sans emplacement dans la marina) au Porto Arabia par le biais de certaines ompagnies bien qu’une grande partie soit déjà vendue et que UDC a entamé la vente du second quartier (Viva Bahriya).
Il y a néanmoins des agences immobilières qui se chargent dès à présent de la revente de certains biens immobiliers du Pearl!
A titre indicatif, le prix des appartements varie de 1 600 000 QR (1 chambre, environs 120m2) à 11 millions de QR pour un penthouse d’environs 800m2. La plupart des appartements sont vendus avec 1 ou 2 emplacements parking et un supplément annuel sera demandé aux propriétaires pour toutes les commodités.
Dossier réalisé par Amel Penant
Photos Juliette Gibon
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TOTAL Research Center – Qatar
1. Le contexte :
Le Total Research Center-Qatar (TRC-Q) est un centre de recherche et développement, que Total a souhaité implanter à Doha, en raison de l’importance de ses activités au Qatar et de son activité dans de nombreux pays voisins.
Il sera installé dans le Qatar Science and Technology Park (QSTP) qui l’un des organismes de la Qatar Foundation, présidée par la femme de l’Emir, Sheikha Mozah bint Nasser Al-Missned. Le QSTP a pour objectifs principaux la promotion de la recherche appliquée au Qatar, le développement et la commercialisation de nouvelles technologies dans les domaines de l’énergie (E&P et Pétrochimie), de l’environnement, de la santé, de l’information et la communication, de l’aéronautique, et du traitement de l’eau.
Outre Total, treize autres sociétés, sont actuellement membres du QSTP: Shell, EADS, ExxonMobil, ConocoPhillips, Microsoft, Rolls Royce, General Electric, Institut de Soudure, Cisco, I-Horizons, Gartner Lee, Smard et Q-CERT. Le QSTP disposera de bâtiments de grand standing, sur le grand campus de la Qatar Foundation, actuellement en fin de construction.
2. Le TRC-Q :
Le TRC-Q occupera 1500 m2 de bureaux, laboratoires, salles de réunion et de conférence dans l’un des immeubles du QSTP. Un programme quinquennal a été élaboré conjointement par les branches E&P et Pétrochimie du groupe et approuvé par le QSTP en Septembre 2005. Le TRC-Q devrait être opérationnel fin 2008, mais certaines actions du programme de recherche se font déjà dans les locaux de Total E&P Qatar.
Le programme représente un budget de 25 MM$ sur 5 ans, il couvre 3 types d’activités : Recherche et Développement, Formation (pour universités et industrie) et Assistance Technique.
L’activité R&D représente plus de 80% du budget et s’articule autour de 4 grands axes :
• Production multiphasique et modélisation (Exploration-Production), • Modélisation des réservoirs carbonatés (Exploration-Production),
• Production de polymères (Pétrochimie),
• Modélisation de la qualité de l’air (Environnement),
Chaque sujet est une extension de programmes R&D existants, pour la plupart menés aux centres de recherches de Pau-CST (France) et Feluy (Belgique). Ils correspondent à des enjeux techniques majeurs de la chaîne de valorisation des ressources énergétiques du Qatar, et plus largement relèvent de technologies pouvant trouver des applications au Moyen-Orient.
Pour mener ces travaux, trois laboratoires vont être installés au TRC-Q :
• pour l’E&P : en Géochimie organique, principalement orienté sur les analyses de fluides et l’isotopie du H2S, sujet majeur sur la production gazière du North field, ainsi qu’un laboratoire de Stimulation de puits, axé sur l’injection d’acides adaptés aux drains horizontaux des réservoirs carbonatés.
• pour la Pétrochimie : le laboratoire sera consacré à la formulation de nouveaux catalyseurs pour les polymères biodégradables.
L’équipe du TRC-Q, environ 15 à 20 personnes en fonctionnement complet, sera composée d’ingénieurs détachés, de jeunes chercheurs sous différents statuts (VIE, thésards, post-doc), de techniciens de laboratoire, et de personnel de support (IT, secrétariat, training).
D’autre part, un des buts de la Qatar Foundation est de promouvoir les élites Qatariennes, et il est prévu de favoriser ce développement en engageant du personnel local, et associant les universitaires de l’Education City, comme de la Qatar University, pour héberger des doctorants ou des chercheurs venant compléter des cursus scientifiques dans les secteurs de R&D du TRC-Q.
Le volet "Training" du TRC-Q a aussi pour objectif de contribuer à la formation technologique et scientifique, dans nos domaines de compétences, en organisant des sessions de formation pour des étudiants ou ingénieurs travaillant dans l’industrie, afin de les faire bénéficier des avancées techniques modernes. Ceci se fera en liaison avec Total Professeurs Associés, association regroupant près de 150 professionnels de Total, actifs ou retraités, le cycle de formation devrait débuter en début 2009.
Enfin, le TRC-Q pourra, grâce à ses équipements modernes de laboratoires, effectuer selon les besoins opérationnels, des analyses de roches, fluides ou échantillons de toute sorte venant des opérateurs en liaison avec Total Qatar ou les OPCOs dans lesquelles Total est partenaire (Qatargas, Qatargas II, Dolphin Energy).
+ d'infos : Présentation
Dossier réalisé par Dominique Laurier |


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| Projet du pont Qatar-Bahreïn
En 2013 sera élevé le plus long pont du monde sur 40 km entre le Qatar et Bahreïn. Et pour relever le défi, les deux Etats du Moyen-Orient ont fait appel à Vinci, une entreprise française mondialement réputée pour ses audacieux édifices.
Connue pour avoir réalisé le célèbre pont de Normandie de 2 Km, la firme Vinci a également participé à diverses constructions dans le monde entier comme le tunnel sous la Manche, la Tour Montparnasse, le pont Ting Kau à Hong Kong ou encore le pont Vasco de Gama à Lisbonne. Cette réputation internationale a ainsi permis à l’entreprise de signer ce contrat juteux de 3 milliards d’euros.
Pour la partie technique, ce pont assurera la liaison entre le Qatar et Bahreïn par une voie autoroutière 2 x 2 voies. Il sera constitué de 500 piles de pylônes supportant le poids de l'ouvrage et qui seront construites en pleine mer, sans oublier la succession de digues artificielles sur les sections les moins profondes (au total 18 km de digues). Quant aux 200 éléments du pont, longs de 80 mètres chacun, ils devront être transportés sur place à l'aide de gigantesques barges de levage, très rares, donc très onéreuses.
La construction devra avancer au rythme record de 800 mètres par mois afin de tenir les délais.
La construction de cet édifice que l’on surnomme déjà "Le pont de l’amitié" permettra de créer un lien direct entre le Qatar et l’ile de Bahreïn, favorisant les échanges commerciaux et les déplacements des habitants des 2 pays. Il permettra de relier ces deux pays en une trentaine de minutes au lieu de 5 heures actuellement par la route. Le projet devra répondre à d’exigeantes contraintes environnementales et écologiques.
Le chantier mobilisera 5.000 ouvriers et avancera au rythme de 500 mètres par mois pendant 4 ans.
En 2013, ce pont ravira donc le record jusqu’ici détenu par l’édifice de Louisiane, qui surplombe le lac Pontchartrain sur plus de 38 Km.
A l’instar de Dubaï, Doha n’en finit pas de parier sur des projets immobiliers de grande envergure.
Dossier réalisé par Amel Penant
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