Tribeca : Les films Francophones
L’édition 2011 du Festival Tribeca de Doha propose une 50e de films, dont une 12e ayant beneficié d'une collaboration avec un pays francophone, même si certains de ces films sont présentés dans la compétition du film Arabe, et souvent en langue Arabe.
Les réalisateurs français sont à l’honneur cette année puisque Jean-Jacques Annaud ouvre le festival avec une production Franco-Italo-Qatarienne, "Black Gold", quidécrit l’Arabie des années 30, à une époque où jaillit l’or noir dans les sables du désert. Le film de clôture est également très attendu, "The Lady", réalisé par Luc Besson, sur la vie d'Aung San Suu Kyi, figure politique birmane, prix Nobel de la paix en 1991 et placée en résidence surveillée jusqu'en novembre 2010.
Pas moins de 4 films francophones sont en lice pour les Oscars : "Omar m’a tuer", de Roschdy Zem, une co-production marocaine poignante, qui retrace l’histoired’Omar Raddad, jardinier de Ghislaine Marchal, retrouvée morte dans sa villa de Mougins en juin 1992. Des lettres de sang accusent : « Omar m’a tuer », Raddad est reconnu coupable bien qu'il n'ait jamais cessé de clamer son innocence. Autre film, sélectionné par la France pour la 84e cérémonie des Oscars, "Déclaration de guerre", de Valérie Donzelli, qui raconte le combat d'un couple confronté à la grave maladie de leur fils, et leur manière de faire face à cette épreuve. Enfin, le très médiatisé "The Artist"de Michel Hazanavicius, est également dans la course aux nominations aux Oscars. Un film muet, en noir et blanc, tourné à Hollywood et que personne n’a voulu produire pendant près de 10 ans. Mais leur silence vaudra peut-être de l’or. Il a déjà valu la palme d’interprétation à Jean Dujardin lors du dernier Festival de Cannes.
4e et dernier film, "Lust"de Khaled El Hagar, film egyptien, est l’un des 63 films etrangers dans la course aux Oscars. Il raconte la frustration des habitants d’une banlieue d’Alexandrie, à la veille du printemps Arabe.
Verdict le 24 janvier 2012 pendant la retransmission des Oscars, diffusée dans 200 pays.
Poursuivons notre tour d’horizon des films francophones avec "Bullhead", Tête de Bœuf Michael Roskam. Un film belgequi évoque l'histoire d'un éleveur trafiquant d'hormones associé à un vétérinaire sans scrupule, dans une ambiance lourde émaillée de quelques scènes à l’humour bien dosé. Un peu plus sombre, "Vol special", film suisse de Fernand Melgar, vous plonge dans un huis clos carcéral et montre d’un côté des gardiens à l'approche humaine, de l’autre des étrangers vaincus par la peur. Dans l’attente de leur expulsion, entre 8.000 et 10.000 sans-papiers sont emprisonnés jusqu’à 18 mois dans des centres Suisses. Hyper réaliste également, le film algérien "
"Normal", de Merzak Allouache, qui aborde un sujet d’actualité difficile, la « harga » qui consiste à s’embarquer sur des canots de fortune et à traverser la mer, en espérant atteindre les côtes de l’Europe, malgré des risques considérables.
Dans un autre style, "La Vierge, les Coptes et moi" de Namir Adbel Messeeh, uncinéaste français issue d’une famille de paysans égyptiens porte un regard personnel sur son pays d’origine. Et "La femme du 5e" film franco-polonais de Pawel
Pawlikowski, propose une libre adaptation du roman éponyme de Douglas Kennedy.
On ne pouvait pas conclure sur les films francophones sans deux films libanais, "Un homme d’honneur"de Jean-Claude Codsi, qui témoigne que le crime d’honneur est une coutume encore en pratique au Moyen-Orient dans les milieux tribauxtraditionnels, notammenten Jordanie ou se déroule l’histoire. Le 2e film libanais est assez attendu, "Et maintenant on va ou?"réalisé par Nadine Labaki, qui a connu le succès avec son 1er film "Caramel". Cette fois, elle décrit l'absurdité des conflits perpétuels dont est victime le Liban. Tourné en 2010, il annonce le printemps arabe avant l’heure.
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