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Au Qatar, comme dans tous les pays du monde, les traditions qatariennes sont bien présentes.

Les Vêtements

Les femmes et les hommes Qatariens s’habillent de costumes traditionnels au quotidien, beaucoup de femmes sont voilées.

El thaoub ou Dishdasha (longue chemise qui descend jusqu’à la cheville) blanche pour les hommes, gutrah (voile blanc) sur le ghahfeyah (bonnet en crochet) tenu par un uqal (cordon noir doublé)

Les femmes portent une abbaya noire (longue tenue noire à manches longues) elles sont voilées de noir, seuls leurs yeux cernés de khol sont visibles. Les femmes les plus âgées portent encore un masque.

De plus en plus de jeunes femmes qataris portent l’abbaya et se couvrent simplement les cheveux.

La Beauté

1- Henné

La plante du henné (Lawsonia Inermis) est très répandue dans le monde arabe. Elle est récoltée en majorité en Inde et au Soudan. Les feuilles de henné sont réduites en poudre et utilisées alors pour leurs vertus médicinales.

La façon la plus traditionnelle d’utiliser le henné sur la peau au Qatar consiste à serrer une petite boule de pâte (poudre mélangée à de l’eau) dans la paume de la main pendant un moment (entre une et deux heures).
De nos jours, on utilise un petit cône en plastique rempli de pâte, ce qui rend le travail plus fin, et les formes plus artistiques.

les traditions du qatar henné

Le henné peut être utilisé pour renforcer les cheveux, il leur apporte de la brillance. Il est aussi très souvent utilisé à la place des produits chimiques pour colorer les cheveux.

2- Khôl

Le mystère du khôl, cette poudre noire qui maquille si joliment les yeux des femmes orientales leur conférant un regard à la fois lumineux et profond.

En Inde, en Egypte, au Maroc… on utilise ce produit depuis des millénaires. Il est l’un des produits de beauté le plus ancien.

Egalement appelé kajal ou surma, le khôl est principalement constitué d’une poudre minérale composé principalement de sulfure d´antimoine (un minéral extrait des roches montagneuses). Le khôl s’appliquait les yeux clos, de l’intérieur vers l’extérieur des paupières, à l’aide d’un bâtonnet, le meroued, qui pouvait être fait de verre ou de métal ou encore de bois (bois de santal par exemple), de corne, etc..

Mais au-delà de son utilisation cosmétique, le khôl a aussi toujours servi à des fins quasi médicinales, pour se protéger des infections oculaires, des poussières ou du sable transportés par les vents, de la réverbération solaire. C’est pourquoi hommes, femmes et enfants en portaient. Chez les peuples du désert, les sages-femmes en mettaient aux yeux des nouveau-nés, et ce, dès leur septième jour.

D’après le dossier réalisé par Amel Penant

3- Parfums

C’est une tradition extrêmement ancienne que celle des parfums dans les pays du Golfe. Que ce soit sur les vêtements ou dans la maison, pour les hommes ou pour les femmes, leur utilisation est ici cinq fois supérieure au reste du monde.
L’art de la distillation découvert par les Arabes au 7è siècle, leur a permis d’en faire un commerce fructueux. L’arôme de l’encens a toujours agrémenté les maisons et accompagné les rites religieux.
Certaines substances comme l’ambre et le camphre ont également une utilisation médicale tandis que l’eau de rose trouve sa place dans les douceurs pâtissières.

L’encens arabe

Le bakhûr ou encens arabe est né dans la Péninsule Arabique dès la plus haute Antiquité , longtemps produit de luxe, il connaît diverses déclinaisons.
Le bakhûr traditionnel de la Péninsule Arabique est composé d’un mélange de bois de santal, de bois d’Agar, de résine d’encens, de musc, de sucre et d’huile essentielle. Le mélange est soit cuit sur le feu (tradition yéménite et omanaise), soit passé dans un four.
Le bakhûr le plus classique et de meilleure qualité vient du Yémen et d’Oman mais on en trouve aussi une version égyptienne, par exemple.

Traditionnellement, il est utilisé lors des fêtes, en particulier les mariages, mais aussi pour purifier la maison et même parfumer les vêtements. C’est également un signe d’hospitalité pour honorer un invité, tout comme offrir le café.

D’après le texte d’Agnès Charbonnel

Shisha

La shisha, aussi connue sous le nom de Narguilé, Hookah, ou Hubbly Bubbly, est l’un des passe-temps favori du monde arabe. Servi dans les cafés et restaurants, ce passe-temps culturel vient vraisemblablement d’Inde et de Turquie.

La shisha est du tabac mélangé à de la molasse et un parfum de fruit, fumé dans une Hookah. Le tabac contenu dans une shisha est 4 fois inférieur à celui d’une cigarette. La pomme est le parfum le plus populaire, on en trouve également  à la fraise, à l’ananas, à l’abricot, au raisin, à la rose, à la noix de coco, à la menthe…
La durée d’une Shisha se situe entre 30 minutes et une heure.

les traditions du qatar shisha

Elle est constituée de 3 parties :

  • Une base en verre (quelques fois en argile ou en métal) qui est remplie d’eau
  • Un tuyau vertical au sommet duquel se trouve un petit bol en argile pour le tabac et le charbon
  • Un tuyau pour inhaler la fumée.

Le tabac à shisha est placé dans un petit bol placé au sommet de la hookah et couvert par une feuille fine d’aluminium. De petits trous sont percés à travers l’alu. Le récipient en verre est rempli d’eau fraîche.

La partie supérieure de la shisha doit être insérée dans le récipient en verre après avoir bien serré le joint en caoutchouc afin que la fumée puisse traverser l’eau. La pipe et son tuyau sont ensuite insérés dans l’orifice de la shisha.
Lorsque vous inhalez à travers l’extrémité du tube, les petits trous dans l’alu permettent au tabac d’être chauffé par le charbon incandescent et évitent aux cendres de se mélanger au tabac. Les parfums sont libérés, refroidis après leur passage dans l’eau froide, dans la pipe et enfin dans votre bouche.

Al Sadu

Les Bédouines au temps des nomades avaient un tissage très élaboré pour produire du tissu.

Ces tissus étaient fait à partir de la laine des moutons, des poils des chameaux et des chèvres et du coton.

Elles filaient, teignaient et tissaient la laine de mouton, de chèvre et de dromadaire pour créer des tapis, des coussins, des sacs et des tentes aux dessins compliqués et aux couleurs vives.

Les outils qu’elles utilisaient étaient en bois et en cornes de gazelle dont le fuseau (Al_minchazah).

Ce tissage de la laine porte le nom de Al Sadu en arabe.

Les Bédouines tissaient également des feuilles de palmier et du rotin pour faire des paillassons, des paniers et des housses de protection.

Article écrit par Amel Penant 

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