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Avant la découverte du pétrole, le Qatar était connu dans le monde entier pour le commerce de ses perles.

Les perles: première richesse du Qatar avant le pétrole

Le commerce des perles était le revenu principal du Qatar, plus de 12000 hommes (la moitié de la population à cette époque) y participaient.

Les hommes partaient pendant des mois, ils ne revenaient pas tous et n’étaient pas toujours sûr de gagner de l’argent car leurs revenus dépendaient du résultat de leur pêche.
Une simple expédition pouvait durer 4 mois et certaines comptaient 500 bateaux. La saison de la pêche était d’avril à fin septembre. Chaque bateau pouvait contenir un équipage d’environ 40 hommes, conduit par le capitaine ou Nakhuda.
Un bon capitaine pouvait déterminer les lits d’huîtres en fonction du soleil et des étoiles, de la couleur et de la profondeur de la mer mais aussi du relief. Les plongeurs pouvaient plonger jusqu’à 50 mètres de profondeur (8 fathom).

 

Les dures journées de plongée étaient animées par des chants. Ces chants étaient dirigés par un chanteur principal (nahham). Les plongeurs étaient divisés en deux équipes et les hommes qui ne plongeaient pas chantaient et tapaient dans leurs mains pour encourager l’équipe qui travaillait.
Les plongeurs commençaient leur journée au lever du soleil avec l’ouverture des huîtres récoltées la veille, sous l’œil vigilant du capitaine. Puis après un petit déjeuner léger composé de dates et de café, les plongeurs se préparaient.

pêcheurs de perles au Qatar

Pour la pêche le seul équipement des plongeurs était un pince-nez en os et en bois (al Futam) et un panier en fibre de palmier ou de noix de coco (dayyeen). Certains avaient également des protèges doigts en peau de vache (khabat) pour aller chercher les huîtres dans les rochers et se protéger contre les épines des oursins.

Ils descendaient sous l’eau à l’aide de cordes auxquelles étaient suspendues des pierres. Une fois au fond de l’eau, ils ramassaient les huîtres, les détachant des pierres si nécessaire et les mettaient dans leurs sacs attachés à des cordes. Lorsqu’un plongeur voulait remonter à la surface, il tirait sur la corde pour que leur aide (saib) les remonte immédiatement pour vider leur sac et remplir leurs poumons. Entre les plongées ils restaient dans l’eau pour se reposer à côté du bateau (dhow). Leur plongée durait de 2 à 3 minutes, et un plongeur pouvait en faire en moyenne 50 par jour.

A la fin de la journée après la prière, les plongeurs mangeaient leur repas principal composé de poisson, de riz et de dates, suivi d’un café et parfois ils allaient voir un autre bateau proche pour discuter.

Le travail était extrêmement dur et beaucoup d’hommes souffraient de problèmes de maladies de peau et de problèmes respiratoires. Tous ne revenaient pas…

Ce commerce a subi de plein fouet l’invention des perles de culture au Japon dans les années 1930. La découverte du pétrole et son exploitation datent de la fin des années 40 et ont changé l’histoire du Qatar pour toujours…
Néanmoins les anciens plongeurs se souviennent et les souvenirs de cette industrie perlière sont très importants pour le Qatar. Il est commun de voir des statues d’huîtres ou de perles dans les villes, et la c’est aussi la raison pour laquelle l’île artificielle du Qatar a été prénommée «the Pearl»

 

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