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Sabrina maman Expat OU la vie rocambolesque d’une maman expat !

L’appartement (première partie)

Today, my dear, je pense battre mon record d’hier en kilomètres parcourus car aujourdhui, j’attaque les sols !

Ce bijou, dans lequel nous sommes installés depuis une semaine à présent, a une superficie de 250 mètres carrés. Il est si grand, qu’une journée ne suffit pas pour tout nettoyer. Je suis contrainte d’effectuer un planning spécial ménage. Les deux premiers jours, j’ai bien failli imiter le petit poucet et jeter des morceaux de pain sur le sol pour retrouver mon chemin. Quand à mes bouts de chou, à peine arrivés et posé leur petit sac à dos, ils se sont mis à jouer les explorateurs à la recherche de la fameuse salle de jeux tant décrite par papounet. Le petit souci, est qu’ils se sont aussitôt perdus dans une des pièces, impossible pour eux de nous retrouver, obligés de nous repérer à l’écho de leur voix :

– Maman man man man …! Où es-tu tu tu…?

– Je suis là là là là là … Et mon mari, dans la liste de courses, fais-moi penser à rajouter une boussole pour chacun. C’est si bien éclairé le matin, que je n’ai pas d’autre choix, avant de sortir de mon lit, que de porter des lunettes de soleil pour éviter l’aveuglement. En effet, nous sommes situés plein sud et une chose qui vous surprend le matin, est l’absence de volets aux fenêtres, ça n’existe pas ! Ceux-ci sont remplacés par des rideaux censés filtrer la lumière du jour. Enfin, jour ou nuit car si en France à 5 heures du matin la lune est encore bien installée, ici, le soleil est à son zénith !

sabrina l'appart

– Eh ! Ma moitié, s’il te plaît, place-toi en face de la fenêtre pour me faire de l’ombre, le temps de retrouver mes Gucci. Ah ! Zut ! Je dois aller sur le balcon étendre le linge que j’ai oublié dans la machine hier soir. Tu peux m’apporter ma crème solaire indice 130 !

– Je te ramène une bouteille d’eau aussi pour t’éviter la déshydratation ?  Je ne voudrais pas te récupérer de nouveau étalée sur le séchoir à côté des tee-shirts !

– Non, ça ira merci, mais viens jeter un coup d’oeil de temps en temps, au cas où !

– Maman, je peux jouer avec les chaussures qui roulent ?

– Quelles chaussures qui roulent ? Ah ! Mes rollers ? Non mon petit chat, c’est trop grand pour toi, tu vas te faire mal et maman en a besoin pour faire le ménage. Va plutôt jouer avec ta trottinette.

sabrina l'appart

Pardon ? Pourquoi des patins à roulettes ? Et bien voyez-vous, cela va me permettre de laver, récurer, astiquer, j’en passe et des meilleurs, toute cette surface en circulant plus rapidement et sans trop me fatiguer car je n’en peux déjà plus. Le plus terrible d’ailleurs, dans cette corvée de ménage, que monsieur pense m’ être destinée, est la poussière. A ce sujet, je vous invite à vous asseoir, voire vous allonger car j’ouvre une grande parenthèse.

Sur le contrat de bail, il doit être mentionné, en très petits caractères, bien invisible de la vue humaine, une collocation obligatoire avec madame. Pour mieux vous décrire sa présence, je dirais, que les dunes du désert qatari sont installées dans mon salon et ont invité leurs cousines sahariennes à faire une petite sieste dans toutes les autres pièces. Elle est présente partout. Impossible d’ouvrir la fenêtre et aérer histoire de changer d’air car elle attend en embuscade, prête à pénétrer en trombe dans l’appartement aidée par le vent qui souffle fort. Nous sommes dans un état ! Les yeux rougis, le nez pris, nous éternuons à longueur de journée. C’est simple, si une de mes amies venait me rendre visite, elle ne passerait pas le seuil de la porte car elle prendrait ses jambes à son cou pensant que nous souffrons d’une maladie extrêmement contagieuse.Pour remédier à cette situation insupportable, je suis obligée d’allumer la climatisation avec l’espoir de respirer plus sain.

Seulement, pour cause de problème technique m’a-t-on dit, je ne peux pas régler la température. Du coup, nous subissons un petit vent glacial qui impose de nous vêtir comme si nous partions en vacances aux sports d’hiver !

– Quelle chance tu as de partir au Qatar. Il y fait chaud toute l’année, pas besoin de changer de garde-robe. Veinarde !

Faut que je me rappelle qui m’a soufflé ces belles paroles que je lui règle son compte à mon retour !

To be continued…

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