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Sabrina maman Expat OU la vie rocambolesque d’une maman expat !

Welcome to Qatar !

“Ma chérie fais tes valises on part au Qatar !”

– Où ?

– Au Qatar, plus précisément Doha qui en est la capitale. Le pays se trouve au Moyen-Orient. On me propose un super poste de directeur commercial. On est parti pour une superbe aventure !

– Superbe aventure ! Que tu dis mon mari, tu ne crois pas si bien dire…

Une semaine plus tard…

– This is your captain CARTER, we are about to beginning our landing in Doha. The weather is 36 degrees…

– Qu’est-ce qu’il raconte? J’ comprends rien ! Y a un problème dans l’avion ? Oh mon DIEU, on va se scratcher ! Il est où le masque à oxygène? Oh pauvre de moi ! Pourquoi n’ai-je pas regardé les consignes de sécurité au lieu de focaliser sur le programme télé ! Vite je n’arrive plus à respirer, je me meurs !!!

sabrina maman expat

– Mais qu’est-ce que tu racontes ma petite femme ! C’est juste le commandant de bord qui annonce notre arrivée ainsi que la température extérieure. Ne panique pas, tu vas réveiller les petits et surtout tes tocs et je t’avoue qu’après sept heures de vol, je ne me sens plus de répondre à tes questions incessantes et surtout répétitives. Tiens d’ailleurs on vient d’atterrir. Allez on y va!

En sortant de l’appareil, je me prends en pleine figure, un petit 36 degrés dans une atmosphère bien plus humide que si j’avais plongé dans mon bain du matin. Je suis en nage, trempée jusqu’aux os, que dis-je jusqu’aux cheveux.

C’est simple, ma jolie petite frange que je voulais assez longue pour être parfois coiffée derrière les oreilles, s’est transformée en ventouse, accrochée tel un mollusque sur son rocher ! Et qui, petit détail, me masque le visage. Je ne vois plus rien. Je ne peux pas la dégager car mes deux bras ne sont pas disponibles (les mains suivant forcément !). Celui de droite tient fermement bébé 1, celui de gauche porte bébé 2 bien endormi et pesant de tout son poids sur ma hanche bien frêle. Sans oublier sac à langer mis en bandoulière et ficelant tout le petit groupe. Je peux à peine bouger, obligée de marcher à tâtons. Je suis tellement concentrée au niveau des pieds de peur de trébucher, que j’en oublie le reste du corps et notamment ma petite tête qui vient se cogner aux baies vitrées de l’aéroport que j’ai confondu avec les portes automatiques. BAM ! Oh la la la ! La honte ! Tout le monde me regarde !

sabrina maman expat

– Mais qu’est- ce que tu fabriques ?

– Comment ça, qu’est- ce que je fabrique ? Tu ne vois pas que je marche à l’intuition depuis tout à l’heure et qu’un “tu ne t’es pas fait mal ma petite reine?” Me serait plus agréable !

A l’intérieur, comment vous expliquer ? GLA GLA GLA ! Ou encore BRRR BRRR ! Allez je vais la faire simple, FAIS TRES FROIIIIIIIIID ! Je suis gelée. Je m’en porte garante, c’est très très bien climatisé ! Oh ! Je dirais un petit degré. C’est simple, la transpiration qui s’est manifestée cinq minutes en arrière, s’est transformée en petits cristaux glacés. Mon corps ne répond plus. Mon cerveau est à l’arrêt. Je n’entends pas le douanier qui me demande, en anglais bien sûr, ma ville de départ. Je le regarde avec mes yeux de merlans frits et lui réponds:

– Oh la la la ! It’s froid and you ?

– From Nice sorry, my wife is little sick because of the air condition.

– ok, no problem, welcome to Doha.

– Qu’est-ce que tu lui as répondu mon mari au gentil monsieur ? J’aime beaucoup leur tenue ! Tu as vu je fais des progrès en anglais finalement, je trouve que malade, j’ai plus d’assurance et plus d’aisance en langue étrangère. N’est- ce pas ?

– Hein ? Oh, oui oui ! Dépêchons-nous d’aller récupérer les bagages et d’attraper un taxi pour vite découvrir notre bel appartement made in luxe. Tu me diras si je l’ai bien choisi !

To be continued…

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